
Nicolas Auger "Astet Quartus"
Nicolas Auger Piano / Thomas Ferré Basse / Simon Pourbaix Batterie / Florent Manant Saxophone tenor
Pentacle
Sophia Domancich Piano / Michel Marre Euphonium / Jean-Luc Capozzo Trompette, bugle / Simon Goubert Batterie / Claude Tchamitchian Contrebasse
Martial Solal Solo
Jacques Raymond Trio
Jacques Raymond Guitare....
Olivier Sens / Guillaume Orti duo
Olivier Sens Contrebasse / Guillaume Orti Saxophone alto
Grand 6
Monsieur Gadou Guitare / Victor Michaud Cor d'harmonie / Timo Metzemakers Contrebasse / Guillaume Thomachot Sax Alto / Yoann Loustalot Trompette, Bugle / Bertrand Noël Batterie
Courvoisier / Eskellin / Courtois
Sylvie Courvoisier Piano / Ellery Eskelin Saxophone tenor / Vincent Courtois Violoncelle
S.Domancich Trio
Sophia Domancich Piano / Joëlle Léandre Contrebasse / Ramon Lopez Batterie
François Rossé trio
François Rossé Piano / François Thuillier Tuba / Pierre "Tiboum" Guignon Percussions
ULM Trio
François Corneloup Saxphones soprano & baryton / Martin France Batterie / Marc Ducret Guitare
Duo Chadbourne / Lovens
Eugene Chadbourne Guitare, Banjo, Vocal / Paul Lovens Batterie
Foltz/Oliva/Chevillon
Jean-Marc Foltz Clarinette basse / Stephan Oliva Piano / Bruno Chevillon Contrebasse
Sophia Domancich Solo-Duo
Sophia Domancich Piano / Raphaël Marc Electronics
Youn Sun Nah 5
Youn Sun Nah Vocal / Benjamin Moussay Piano / David Neerman Vibraphone / Yoni Zelnik Contrebasse
Tilbol
Pascal Maupeu Guitare / Hugues Vincent Violoncelle / Colin Neveu Batterie
Oliva/ Abbuehl duo
Stephan Oliva Piano / Susanne Abbuehl Vocal
Trio RST
Louis Sclavis Clarinettes, Saxo soprano / Aldo Romano Batterie / Henri Texier Contrebasse
Insister, persister. D'abord dans le choix d'un mot, d'une musique, d'un art : le jazz. Défendre ? Non : découvrir, faire entendre, partager. Les musiciens ne sont jamais aussi justifiés que quand il font de la musique, et devant un public. Que ce public soit ciblé, captif ou quoi que ce soit d'autre importe peu, s'il nous dit à la fin d'un concert : on a entendu quelque chose, et quelque chose qu'on ne s'apprêtait pas tout à fait à entendre. Quelque chose de presque inouï.
Des exemples ? A la pelle. Partout dans le monde. Le jazz a résonné, maintenant il rayonne, il s'étend, il se répand. Mais pas comme on voudrait nous le faire croire, avec chanteuses formatées à l'appui, et reconstitutions de ligues dissoutes. Non. Plutôt dans une manière de dérive orientée, comme nous le disions l'année dernière. Orientée par le souci du beau et du bien, du bien dit si l'on veut. Voilà : c'est finalement très simple : entre Martial Solal, qui n'a cessé de subvertir ses propres « standards », et le trio RST (Romano/Sclavis/Texier), qui réinvente une nouvelle Afrique à travers les photos de Guy Le Querrec, il suffit d'écouter aussi l'univers contrasté de la pianiste française Sophia Domancich, à qui l'on doit bien une carte blanche cette année, et tous les autres. Susanne Abbuehl en dialogue avec Stephan Oliva autour de chansons qu'on imagine épuisées et qu'elle déguste avec une infinie délicatesse, Youn Sun Nah, une chanteuse coréenne dont le vibrato et l'énergie touchent au sublime. Eugène Chadbourne, qui connaît mille et trois chansons populaires américaines, qui les respecte mais les détourne, avec un Paul Lovens qu'on est ravi de retrouver. François Rossé est l'un des grands compositeurs de ce jour en France, on le sait mal, on le saura mieux puisque certaines de ses œuvres sont présentées dans la « Soirée des Musiciens », et on découvrira ici ses immenses talents d'improvisateur, en compagnie de François Thuillier et « Tiboum » Guignon. ULM c'est Marc Ducret, François Corneloup et Martin France, ça devrait décoller, Jean-Marc Foltz entendu l'an dernier avec Bill Carrothers revient avec Bruno Chevillon et Stephan Oliva pour tourner autour de Scelsi, une preuve de plus que les barrières peuvent tomber quand l'art est visé. Tiens, Sylvie Courvoiser revient aussi, avec Ellery Eskelin et Vincent Courtois. Songez qu'Ellery Eskelin, pour en arriver là où il en est (à la pointe extrême de ce qui se fait de mieux en matière de saxophone ténor, le jazz prolongé, un miracle…) doit sans doute travailler autant que Coltrane en son temps, et ajoutez à ça l'existence d'un trio (avec Jim Black et Andrea Parkins) qui a dix ans d'âge.
Nous n'en sommes pas encore là, mais BJF souffle cette année sa cinquième bougie. Avec le concours de partenaires nouveaux (« Le Royal » à Pessac, où se produira Antonello Salis, accordéoniste et pianiste étonnant), et la confirmation des autres, dont le Carré des Jalles où les mots de Mingus vont résonner d'une audace nouvelle. Mais oui, on insiste !